DEMARCHE COMMUNAUTAIRE DE CAREME : ENSEMBLE COMME FAMILLE SOLIDAIRE DE LA TERRE

Jeudi de carême 19 mars :
Méditation du dimanche 22 Mars 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint
Jean (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)

En ce temps-là, en sortant du Temple,
Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Il cracha à terre et,
avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de
l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se
traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il
voyait. Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était
mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ?
» Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est
quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » On l’amène
aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus
avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens
lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la
boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens,
certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas
le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il
accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils
s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a
ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Ils répliquèrent : « Tu es
tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et
ils le jetèrent dehors.  Jésus apprit
qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de
l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ?
» Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je
crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.

Lecture de Laudato Si : Pour ouvrir les yeux sur les
enjeux et défis écologique : énergie, économie, modes de déplacement,
consommation : voir ce qui ne va pas et croire au changement. Tout est
lié.

91. Le sentiment d’union intime avec les autres êtres de la
nature ne peut pas être réel si en même temps il n’y a pas dans le cœur de la
tendresse, de la compassion et de la préoccupation pour les autres êtres
humains. L’incohérence est évidente de la part de celui qui lutte contre le
trafic d’animaux en voie d’extinction mais qui reste complétement indifférent face
à la traite des personnes, se désintéresse des pauvres, ou s’emploie à détruire
un autre être humain qui lui déplaît. Ceci met en péril le sens de la lutte
pour l’environnement. Ce n’est pas un hasard si dans l’hymne à la création où
saint François loue Dieu pour ses créatures, il ajoute ceci : « Loué sois-tu,
mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ». Tout est lié. Il
faut donc une préoccupation pour l’environnement unie à un amour sincère envers
les êtres humains, et à un engagement constant pour les problèmes de la société

Quels chemins de conversion pour nos trois P

Pénitence : Prise de conscience de nos limites, fragilités, des
crises et engager un chemin de conversion et de transformation au niveau
personnel, économique, social, naturel.

Prière : Quelles démarches spirituelles, quelles actions concrètes
qui valent une prière active ?

Privation/Partage : De quel geste et de quoi peut-on se priver en vue
d’une action charitable envers la création et le pauvre ? Quel éveil
missionnaire de la responsabilité écologique, du sens de la citoyenneté et de
la solidarité ?