Homélies

 

 

HOMELIE DU DIMANCHE 21 JANVIER 2018 (PERE CHESNEL) :Cliquez ici

 

 

DIMANCHE 24 DECEMBRE 2017 NUIT DE NOEL HOMELIE DU P VAST AMOUR ADJOBI

 

Noel, Bonne nouvelle sur la Terre, un enfant nous est né, Bonne nouvelle en nos cœurs, Le Fils de Dieu est venu parmi nous. Bonne Nouvelle pour tous les hommes. Gloire à Dieu au Plus haut des cieux, et Paix sur la terre aux hommes qu’il aime. En général lorsqu’un enfant vient de naître, c’est une grande allégresse pour le couple, pour les familles unies. Mais ce soir là à cette époque en Judée, le couple Marie et Joseph n’avait personne pour se réjouir avec eux. Et pourtant c’était une Bonne Nouvelle, une naissance, un nouveau-né. Parfois on se réjouit de bonnes nouvelles dans des conditions bien difficiles.

 

Ils étaient dans une étable, pas commode pour un accouchement. Il n’y avait rien de plus chaud qu’une mangeoire. La seule visite chaleureuse c’étaient des bergers attirés par l’étoile, les brebis qui signifiaient déjà qu’un berger venait de naître pour le troupeau dispersé, endormi, dans la nuit d’un monde préoccupé par d’autres soucis, perturbé par d’autres nouvelles. Oui toutes ces nouvelles désespérantes qui font la une des journaux, qui font le tour du monde quand elles sont émouvantes, choquantes ou déstabilisantes, qui mobilisent l’attention de l’audimat, qui alimentent toutes les nouvelles qu’on se donne ensuite.  

 

Certes la Bonne Nouvelle de Noel est parue à la une des journaux aujourd’hui. On y voit des conseils cadeaux, des recettes à base de coquille St Jacques, de saucisse feuilletée, de magret de Canard, de chapon farci, de riz de veau braisé au porto, de foie gras au pain d’épices. Mais on oublie aussi ces repas simples qui font la joie des familles qui vivent avec le juste nécessaire. Et toutes ces associations qui pensent aux sans-abris, aux personnes seules. Mais peut-être encore seront nombreuses ces personnes qui n’auront pas de crème glacée ce soir.

 

Mais la Bonne Nouvelle c’est bien plus que cela, bien plus que les tables garnies de ce qu’on veut bien y mettre. Noel c’est d’abord l’Amour de Dieu pour tous les hommes. Paix aux hommes de bonne volonté. Jésus est de la lignée de David, lui-même descendant d’Abraham, le père de la foi, et ascendant de Joseph, époux de Marie, la mère de Jésus. Dieu est né dans une grande famille humaine, qui a une histoire, une histoire juive. Et il vient faire histoire avec nous.

 

Dieu en venant chez nous, n’attend pas de voir des tables bien dressées, toutes ces énergies déployées pour que tout soit bien rangé.

 

Noel c’est accueillir le grand Amour de Dieu dans nos cœurs à travers l’enfant Jésus. Nos cœurs peuvent ressembler à cette étable, vide, froide ou non chaleureuse, peut-être marqués par des espoirs déçus, des craintes, par la confiance blessée, ou la perte de l’amour de soi-même. Nos cœurs peuvent aussi par trop grande fierté, manquer d’humilité et de charité. Ce soir, nos cœurs peuvent devenir une crèche de Noel, où Dieu vient nous toucher au plus profond de ce que nous sommes, de qui nous sommes. Nous sommes différents et nous sommes ensemble parce que Dieu nous rassemble.

 

Voici donc la Bonne Nouvelle comme Isaïe l’annonçait. Dieu nous donne Jésus, un merveilleux-conseiller qui nous dit aimez-vous les uns les autres, soyons frères et sœurs. Un Dieu-fort qui est au-dessus de toute divinité et de toute idolâtrie de l’argent, de la technologie, de l’individualisme, un Dieu qui nous rend fort devant le mal.  Un prince de la Paix qui nous fait espérer au-delà de tout ce qui diviser et faire pleurer. Voici donc la Bonne Nouvelle que nous célébrons tous les ans : Croyons en l’espérance parce que Dieu lui-même connait notre humanité qui fait chemin avec ses difficultés.

 

Ce qui s’est passé à Bethleem dans la nuit il y a plus de 2000 ans continue de se passer aujourd’hui de cette façon-là. Dieu nous rappelle que notre humanité n’est pas laissée toute seule à sa pauvreté et à sa finitude. Il y met sa lumière et sa divinité afin que nos repas de familles ne soient pas une simple tradition, mais un véritable recommencement d’une relation d’amour, de confiance et de paix. Une véritable espérance que Dieu nous sauve, que Dieu est avec nous. Noel sans pardon et sans merci n’a pas de lumière. Noel sans je t’aime moi aussi n’a pas vérité. Alors soyons donc plein de lumière et de vérité en ce soir de Noel.

 

 

DIMANCHE 03 DECEMBRE 2017 1er DIM AVENT B HOMELIE DU P VAST-AMOUR

« Dieu fais nous revenir, que ton visage s’éclaire et nous serons sauvés ». Ce psaume est à la fois une prière et un appel au secours à Dieu. Il reprend le cri d’appel d’Isaïe en faveur des hommes d’Israël. Leur cœur s’est endurci et l’homme ne craint plus Dieu, l’homme n’appelle plus Dieu. Parce qu’ils croient en d’autres moyens et d’autres formes de salut. Mais Isaïe qui est un prophète insiste. Il reconnaît Dieu comme « notre-rédempteur-depuis-toujours ». « Personne n’invoque plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur toi…. Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père. Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main ».

Peut-être qu’à notre époque aujourd’hui, les hommes prétendent à la même attitude. On ne sait plus trop où se trouve la place de Dieu dans ce monde. On pourrait nous faire croire que la Laïcité est un adversaire du nom de Dieu et paralyse le témoignage de foi. Et on comprend difficilement que Dieu normalement est présent en tout homme. Et que laïcité est aussi respect de religiosité. Dieu fais nous revenir de nos opinions qui nous enferment et nous éloignent de ce que Tu es. Que ton visage s’éclaire davantage et nous serons sauvés.

Le temps de l’Avent nous prépare à célébrer la naissance du Fils de Dieu qui prend visage d’homme, et plus encore, visage du pauvre. Sur chaque visage marqué par la pauvreté, le visage de Dieu peut s’illuminer si nous accueillons le pauvre dans sa dignité. Oui Seigneur, fais-nous revenir de nos comportements qui accroissent le fossé entre pauvres et riches, entre peuples développés et peuples en voie de développement, entre migrants et terres accueillantes.

L’Avent veut dire attente de Celui qui vient. Or si Dieu prend visage misérable, nous voyons bien qu’il est tellement là, au milieu de nous, dans toute sorte de pauvreté : pauvreté sociale, pauvreté morale, pauvreté spirituelle. « Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais ! ». Pourtant Il est bien descendu. Et Il est là comme le Repère pour ceux qui ne veulent plus de repère. Comme le Père pour ceux qui refusent l’autorité. Comme l’essentiel pour ceux qui se perdent dans le matériel. Dieu qui vient est là. Laissons donc ce visage de Dieu éclairer notre nuit d’attente.

L’évangile reprend pour cela par quatre fois : « Veillez ». Le chiffre quatre est signe de notre humanité. Dieu met l’humanité en mission. « Veillez » Et comme c’est une mission, nous pouvons peut-être remplacer ce mot par : « Agissez ». Parce que c’est cela que Dieu veut. C’est Dieu qui attend de nous une vigilance active. C’est-à-dire que nous avons des points d’attente du Sauveur qui vient à Noel, et qui attirent notre attention déjà maintenant sur tous ces visages qu’il prend. Dieu fais nous revenir de nos inattentions et de nos inactions.

Alors « Agissons » « Que rien ne vous manque ». Et à ceux à qui il manque quelque chose, soyons pour eux présents. « Car Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins ». Car si nous ne savons pas quand est-ce qu’il reviendra puisqu’il « viendra comme un voleur », c’est-à-dire, là on ne l’attend pas, sachons qu’il est déjà là où nous refusons de regarder.

Cela peut-être notre propre cœur qui a besoin de conversion dans nos comportements, notre engagement social qui a besoin de témoignage vrai dans nos tâches quotidiennes, notre regard sur le monde qui a besoin d’être rempli de miséricorde et de sagesse de Dieu. Dieu n’est donc pas neutre. C’est nous qui le neutralisons.

Dieu fais-nous revenir de nos silences, que ton visage s’éclaire de la joie de nos actions de justice et de foi, et nous serons sauvés. Toi qui vis et règne pour les siècles et des siècles. Amen !

HOMELIE 25/01/2015

25 janvier 2015

"Venez à ma suite"                                                                                           .im4

Le livre de Jonas, un conte de l'Ancien Testament. Le passage que nous venons d'entendre pourrait nous laisser croire que Jonas n'avait pas froid aux yeux, pour aller à Ninive, ville éloignée, et surtout capitale du grand empire voisin, ennemi d'Israël. Eh! bien c'est tout le contraire, Jonas avait peur au point de tenter, dans un premier temps, de trouver refuge ailleurs pour échapper à sa mission. On peut le comprendre. Mettons-nous à sa place, nous qui sommes déjà parfois très timide pour exprimer notre foi devant nos voisins, nos collègues. Mais Dieu est tenace, et Jonas finit par accepter d'y aller.

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HOMELIE 11/01/2015

messe mission ouv6

Baptême de Jésus

St Benoît 11 janvier 2015, mission ouvrière

Nous voici bien arrosés ! vous avez bien entendu : « Venez, vous tous qui avez soif, voici de l’eau ; venez achetez, vous n’aurez rien à payer ! » On dirait une publicité. Ça sentirait le piège.

Voici le contexte de ces paroles du prophète Isaïe. Elles sont situées dans la partie du livre qu’on appelle aussi le livre de la Consolation d’Israël. En effet, c’est plus qu’un temps de crise : le peuple a été déporté et désespère de l’avenir. À contre-courant, le prophète lui envoie un message d’espérance. C’est au chapitre 55 du livre. Et au chapitre 54, c’est juste à côté, on trouve la phrase-slogan de la mission ouvrière pour cette année : « Élargis l’espace de ta tente. » Là aussi une phrase pleine d’optimisme, et pourtant c’est dans le même contexte.

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Homélie

 homélie du 11 mai 20124 : journée de prière pour les vocations

Comme dimanche dernier, les lectures de ce jour nous font retrouver un témoin dynamique, audacieux, qui n’a pas peur d’affirmer sa foi. Ce témoin s’appelle Pierre. Oui, c’est bien le même qui avait flanché après l'arrestation de Jésus. Il n’avait pas eu le courage de s’affirmer comme un de ses disciples. Il avait peur de subir le même sort. Une faiblesse que nous connaissons nous aussi parfois, sans doute. Mais en même temps, ce n’est plus tout à fait le même Pierre. C’est que, entre temps, il y a eu la rencontre avec le Christ Ressuscité, et il y a eu le don de l’Esprit Saint. Il s’était écarté de Jésus par son reniement, et il s’est à nouveau tourné vers son Maître et son Seigneur. Il a compris maintenant que le Pasteur qu’il voulait suivre ne prend pas les chemins de la facilité. Ses sentiers sont parfois escarpés, semés d’embuches,mais ils mènent à la vie en passant par la mort et la résurrection. Pierre accepte de s’engager à son tour sur ce chemin, répondant ainsi à l’appel de Jésus : « Sois le berger de mon Eglise ».

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